OMEGA EXPRESS


Le chômage frappe durement les immigrants

QUÉBEC - Le chômage frappe durement les néo-québécois : plus d’une personne sur cinq, soit 20% des gens arrivés au Québec entre 1996 et 2000, sont sans emploi, un taux de chômage presque double de celui de l’ensemble de la population immigrante.

C’est le constat frappant fait par le ministère de l’Immigration dans une série de documents sur les niveaux d’immigration pour 2005 à 2007, rendus publics hier.

La Ministre Michelle Courchesne qui avait proposé pour 2004 « une stabilisation » du volume des nouveaux arrivants, entre 40 000 et 43 000 entrées, soumettra trois hypothèses sur les niveau d’immigration lors d’une commission parlementaire qui se tiendra à compter du 10 février prochain. Les témoins devront se prononcer sur trois options : une légère diminution du nombre des entrées, le statu quo ou une augmentation-en fait le spectre d’ici 2007 s’entendrait entre 38 000 et 48 000 entrées par année.

Il y’a quelques semaines, fixant la cible pour 2004, Québec avait choisi de freiner son élan en constatant le niveau de chômage chez les néo-québécois.

La proportion des sans-emploi a toujours été supérieure chez les immigrants-11,7% contre 7,8% pour les non immigrants. Mais le ministère de l’Immigration observe de plus que chez les immigrants récents, ce taux d’emploi est encore plus bas : 20,5% des gens n’ont pas de travail. C’est encore plus difficile pour les minorités visibles qui chôment dans une proportion de 15% quel que soit le moment de leur entrée au pays.

Pour Québec, ces « difficultés d’insertion » sont « paradoxales » quand on tient compte que le niveau de formation des immigrants choisis est « très élevé ». De plus le marché de l’emploi québécois « est de plus en plus tributaire de la population immigrée pour la satisfaction de ses besoins ».

A cause de la dénatalité, depuis 1991,60% de la croissance de la population active est attribuable à l’immigration. Surtout depuis que l’indice de fécondité des québécois est passé de 2,1 enfants à 1,45 depuis 30 ans.

Source : Journal La Presse de Montréal, Déc 2003, journaliste Denis Lessard


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